L’essentiel du projet
Le projet Bio-Méthane Provence consiste à créer une installation industrielle sur le site de la centrale de Provence permettant de produire du bio-méthane à partir de bois de récupération en fin de vie.
Le procédé industriel de ce projet repose sur plusieurs étapes :
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préparation du bois de récupération en fin de vie,
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transformation thermochimique de ce bois par pyrolyse à haute température,
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purification du gaz produit,
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conversion du gaz en bio-méthane grâce à la méthanation.
Le bio-méthane obtenu possède des propriétés similaires au gaz naturel et pourra être injecté dans le réseau de gaz existant. Il se substitue au gaz naturel fossile pour de multiples usages : production de chaleur, d’électricité, carburant…
Ce procédé industriel permettrait également de produire deux coproduits valorisables :
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du bio-charbon utilisable dans des applications industrielles, notamment dans la sidérurgie,
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du bio-CO₂ susceptible d’être valorisé dans différentes filières industrielles ou agricoles.
Les enjeux du projet
1. Valoriser une ressource locale sous-exploitée
Le projet repose sur la valorisation de bois de récupération en fin de vie : palettes usagées, bois du bâtiment, mobilier en fin d’usage… L’approvisionnement serait réalisé dans un périmètre maximal de 50 km autour du site de Gardanne, afin de favoriser l’utilisation de ressources locales et de réduire les distances de transport.Cette approche s’inscrit dans une logique d’économie circulaire, en donnant une seconde vie à des matériaux aujourd’hui exportés, enfouis ou incinérés.
2. Contribuer à la transition énergétique du territoire
En développant une production locale d’énergie renouvelable, le projet contribuerait à réduire les émissions de gaz à effet de serre et ainsi participer aux objectifs de neutralité carbone portés par l’Etat et la région Provence Alpes Côte d’Azur. Ce projet permettrait d’engager le territoire vers un nouveau modèle industriel fondé sur la production et l’utilisation des énergies renouvelables.
3. Maintenir l’emploi et les compétences industrielles sur le territoire
Le projet Bio-Méthane Provence s’inscrit dans la reconversion industrielle du site de la centrale thermique de Provence, suite à la fermeture de l'unité de production d’électricité de 600 MW à base de charbon. Il prévoit la réembauche progressive d'anciens salariés de la centrale et pourrait représenter à terme près de 50 emplois directs et 150 emplois indirects sur le territoire.
La démarche réglementaire du projet
En tant qu’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE), le projet Bio-Méthane Provence entre dans le cadre du régime d’autorisation environnementale. Le Dossier de Demande d’Autorisation Environnementale (DDAE) qui sera déposé par la société Bio-Méthane Provence devra ainsi démontrer la compatibilité du projet avec les impacts et enjeux environnementaux et les réglementations en vigueur.
Les installations prévues dans le cadre du projet Bio-Méthane Provence ne relèvent pas du classement Seveso.
Les porteurs du projet
Le projet est porté par Bio-Méthane Provence SAS, une société créée en 2025, qui regroupe :
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la Société de Production d'Énergie Gardannaise (SPEG), détenue par l’ATCG, qui détient 49% du capital,
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GazoTech, entreprise française spécialisée dans les technologies de production de gaz renouvelable, qui détient 51% du capital.
À l’origine de l’étude de faisabilité initiale du projet, la SPEG est une entreprise issue de l’Association des Travailleurs de la Centrale de Gardanne (ATCG). Cette association a été créée par des salariés issus de la centrale thermique de Provence. Certains ont été licenciés lors de la fermeture de l’activité d’exploitation de 600MW à base de charbon. Ces derniers ont vocation à devenir les futurs opérateurs du projet Bio-Méthane Provence.
Le calendrier prévisionnel du projet